Revue de Presse | Le rapport sur la protection de l’enfance publié / un métier qui a du sens / Vivre plus longtemps, mais moins bien
- Le 11/04/2025
- Revue de presse
- Classé dans Engagement, Personnes âgées, Protection de l’enfance, Relation d’aide, RSA, travail social, travailleur social

Bonjour et bienvenue à cette revue de presse ! Aujourd’hui, plongeons dans des sujets aussi variés qu’essentiels : D’abord, on ne peut faire l’impasse sur la publication du rapport parlementaire qui traite des « manquements » la protection de l’enfance dans notre pays. Vous en trouverez ici l’essentiel. Pour ne pas déprimer, découvrez ensuite le témoignage très sympa de travailleuses sociales passionnées par leur métier à Paray-le-Monial. Vient ensuite une analyse percutante des inégalités frappant nos aînés malgré une espérance de vie allongée. Des récits humains, des constats alarmants et des appels à l’action… Sans oublier les multiples liens susceptibles de vous intéresser, installez-vous confortablement et… Bonne lecture !
De multiples articles parlent de la publication du rapport parlementaire sur les « manquements » de la protection de l’enfance diffusé mardi dernier. J’ai retenu celui de Laurence Yème du site des pros de la petite enfance, car il est clair et assez précis à la fois. Fruit de près d’un an de travail, le rapport dénoncent les graves dysfonctionnements structurels des politiques publiques. Les députées Laure Miller (EPR) et Isabelle Santiago (PS), qui ont conduit ces travaux malgré un contexte politique plutôt « chaotique », dénoncent une action publique insuffisante et une implication défaillante de l’État. Avec 92 recommandations, ce document appelle à une réforme profonde pour replacer l’État au centre de la politique de protection de l’enfance, en insistant sur les besoins fondamentaux des enfants.
Le rapport souligne une gestion éclatée entre les départements et l’État, générant des inégalités territoriales et un désengagement des responsabilités. Il critique également une judiciarisation excessive des mesures et un recours trop fréquent au placement institutionnel, au détriment de l’accueil familial, pourtant reconnu comme la solution la plus adaptée. (encore faut-il avoir à disposition des assistants familiaux) Les chiffres sont édifiants : il y avait 397.000 mesures d’aide sociale à l’enfance fin 2023, en hausse de 44 % depuis 1998, alors que la population des moins de 21 ans n’a augmenté que de 1,6 %. Le vieillissement des assistants familiaux aggrave cette situation.
Les conséquences pour les enfants devenus majeurs sont dramatiques : chômage accru, pauvreté, moindre accès aux études supérieures et risque élevé de sans-abrisme. La commission alerte aussi sur le coût social élevé pour la société et plaide pour des actions préventives dès le plus jeune âge. Parmi les propositions phares figurent la création d’un fonds pluriannuel pour financer une stratégie nationale de protection de l’enfance, une meilleure reconnaissance des victimes de maltraitance institutionnelle et un renforcement des moyens alloués à la justice des mineurs.
Enfin, le rapport insiste sur l’urgence d’attirer davantage de professionnels dans ce secteur en crise qui compte 30 000 postes vacants. Il préconise une revalorisation salariale, une amélioration des conditions de travail et une spécialisation accrue des formations. Ces mesures visent à garantir un accueil digne et sécurisé pour chaque enfant. Bon, tout cela, on le sait déjà, et c’est bien de l’écrire officiellement, mais le gouvernement ne semble pas pour l’instant vouloir en faire quelque chose. (lire l’article desprosdelapetiteenface)
- Accéder au rapport d’enquête parlementaire : Tome 1 etTome 2 (Comptes rendus des auditions)
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